De gauche à droite: Jean-Yves Drouin, Nicolas Rivard et Étienne Brière
Bonjour ! Je suis Étienne Brière et c’est ma quatrième année comme enseignant d’immersion française au niveau secondaire dans la capitale des Territoires du Nord-Ouest et je suis présentement responsable du département de l’immersion française de mon école.
J’ai décidé de venir enseigner dans le Nord, car j’avais le goût d’aventure et de changements ! Croyez-moi, je ne suis pas déçu ! Ici, on ne chôme pas! Bien entendu, il faut que tu sois prêt à sortir de ta zone de confort. Par exemple, bien que ma formation soit en français et en études sociales, je suis appelé à enseigner d’autres matières. Quelques exemples : éducation physique, religion, études nordiques.
Ceci dit, le Nord pourrait rimer avec isolation et voir toujours les mêmes personnes pour certains… mais non! On a souvent des activités culturelles qui sont animées par des gens qui viennent du sud et ceci est très intéressant et amusant pour les enseignants et les élèves ! De plus, en travaillant dans le Nord, on a beaucoup plus de libertés et de responsabilités. Les conseils scolaires sont assez petits et tous les enseignants ont leurs mots à dire afin d’orienter le conseil scolaire!
Il faut aussi considérer le fait qu’on a beaucoup d’occasions de voyager un peu partout afin de participer à différents tournois sportifs ou activités culturelles. Par exemple, en début mars, il y avait les jeux de l’arctique qui se déroulait cette année à Whitehorse au Yukon et plusieurs élèves de mon école y sont allés afin de représenter les Territoires du Nord-Ouest ! Un autre exemple, l’année dernière j’ai organisé un voyage culturel d’immersion française en France avec mes élèves de la 9e à 12e année. Tous les élèves étaient invités et environ 85 % des élèves sont venus dans le voyage! Et la grande majorité des 15 % qui ne sont pas venus n’est pas par manque d’intérêt, mais parce qu’ils avaient participé à un autre voyage (voyage d’aide humanitaire en Afrique, biologie marine au Mexique ou encore le voyage d’histoire en Europe).
Bien entendu, il existe quelques inconvénients, comme les -40 au mois de février, mais le long congé de mars (deux semaines !) et la proximité de la nature ainsi que les grands espaces et l’air frais compensent aisément.
Il m’est difficile de vous faire la liste de tous les avantages d’être un enseignant dans le grand Nord. Enfin, j’espère vous avoir convaincu que d’enseigner dans le Nord est une occasion unique que vous devriez tenter si vous avez la chance. Si vous avez des questions ou si vous êtes un enseignant dans le nord et que vous aimiez aussi partager votre expérience, n’hésitez pas ! Il me fera plus que plaisir de vous répondre !
Étienne

Bonjour Étienne,
J’enseigne aussi dans le Nord. Je suis d’accord avec toi par rapport au fait que nous avons plus de liberté et de responsabilités. C’est vraiment une belle occasion d’avancer rapidement dans sa carrière. Par exemple, un jeune enseignant peut devenir rapidement chef de département ou directeur adjoint. Comme tu l’as dit, on est plus concerné dans la prise de décision. Pour ce qui est des -40 et de la noirceur, il faut avoir un bon livre à lire et on se fait des soupers entre amis. Il y a un tas d’activités culturelles à faire en ville, au fait, il y en a tant qu’on ne peut pas participer à toutes.
J’aimerais tout de même savoir, quel a été jusqu’à présent ton plus grand défi d’enseigner dans le Nord?
Claudette
Bonjour Claudette,
Oui vous avez raison en ce qui concerne le fait de gravir rapidement les échelons. Je suis moi-même chef de département de l’immersion française. Je le suis devenu dès ma deuxième année d’enseignement. En ce qui me concerne, mon plus grand défis jusqu’à maintenant est sans aucun doute les petites classes. Ça peut paraître étrange, mais il est parfois plus difficile d’enseigner dans une classes avec un petit nombre d’élèves (exemple 5) qu’un classe avec un grand nombre d’élèves (exemple:32). Par contre, il faut noter que sur les sept classes que j’enseigne, J’en considère seulement deux de "petite" (soit moins de 10 élèves).
merci du commentaire et désolé du retard!
eh ben, moi qui suis une enseignante avec 12 ans d’expérience, je prends plaisir à vous lire puisque je suis, vous le devinez, en réflexion. À tout hasard, savez-vous si je pourrais faire une demie année? Merci mes braves!
MH
Bonjour, j’ai terminer mon cours en enseignement primaire au nouveau-brunswick et je suis de plus en plus interresser par le grand nord ! Par contre je ne sais pas par où commencer ! Quelqu’un saurait-il m’aider?
Emilie
Bonjour Émilie,
Si tu veux travailler dans le Grand nord, il y a trois façons de procéder. D’abord, tu peux regarder sur le site d’éducation Canada: http://www.educationcanada.com. Cherche par région, soit les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon ou le Nunavut. S’il y a des postes de disponibles, ils y seront affichés.
Ton autre choix est de communiquer directement avec les commissions scolaires. Ici à Yellowknife, nous en avons trois: La Yellowknife Catholic Schools (www.ycs.nt.ca) (ce n’est pas nécessaire d’être catholique pour y enseigner), la régulière (yk1.nt.ca) et la francophone (www.csftno.com). Les postes y sont toujours affichés. Le meilleur temps de l’année pour chercher est à partir du mois d’avril jusqu’à la fin juin.
Enfin, il y a une troisième option. Chaque année,en janvier, nous participons à une foire de recrutement à l’Université de Moncton. Informe-toi auprès d’eux et tu pourras venir et y trouver beaucoup d’information. A ce moment-là, nous passons des entrevues. Nous avons plusieurs enseignants ici qui viennent du Nouveau-Brunswick et qui s’y plaisent.
Bonne chance!
Josée Clermont